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Vendredi 23 janvier 2009
le second soir arrive... et voila ce qu'il m'avait inspiré... j'ai ecrit cette lettre à Alexandre suite à cette soirée et quelques jours après...

Cher Alex

 

Le temps peu à peu fait son œuvre : une oeuvre de guérison et de maturation… tout dans l’un, tout dans l’autre.

C’est Noël ce soir, je voulais t’écrire ce que depuis quelques jours je ressens

.

Après beaucoup de larmes dans un temps de prière à la chapelle jeudi dernier, une toute petite nuit ensuite et une matinée douloureuse, j’ai repris le train pour Lyon, pour le quotidien, pour la réalité, pour la vérité de mon présent, de mes choix, de mes vœux et de mes promesses, bref de ma vie à assumer, de ma fidélité à recueillir. Mais avant cette lente paix a conquérir des questions se sont bousculées, une guerre de "si ceci, - si cela..." au passé, au présent et aux futur. La prière et le temps font leur ouvrage et mes "si" peu à peu se réconcilient et se rassemblent dans un "c'est". La quiétude ne se gagne pas en quelques jours, mais je la sens s'épanouir. alors me demanderas tu, pourquoi ces larmes, cette tristesse ? Cette question fut la mienne cette semaine, la réponse mèlent tant de réponses: un certain égoïsme "aimant être aimé", une bouffée nouvelle par ton attention, une faille profonde à assumer celle d'une solitude, une peur de demain, une confiance à renouveler, un sentiment à assumer en ne me laissant pas dominer et puis l'amoncellement de mes "si" et de mes rêves qui comme un lahar ont emporté quelques unes de mes "certitudes"... experience de la faiblesse, à présent que "Dieu soit Dieu !" à partir de ce petit cahos je sais qu'une création nouvelle est possible.

 

 

J’ai pensé, repensé à tes mots prononcé dans la nuit de ton appartement jeudi dernier : « je ne veux pas être ton amant de Paris… je ne peux assumer de te détourner de Jésus… je veux un engagement pour la vie… l’essentiel ce sont les gens pas les fantasmes… l’amitié est essentielle… » Tes mots furent, sont et demeureront des perles, des caresses… mais des caresses de feu... le feu qui purifie qui éprouve et ouvre à la Vérité.  Voilà comment avec la prière et le temps je les écoute aujourd’hui. Ces mots sont étape et transition vers le  « Doux murmure d’une brise légère » où Dieu est présent.

Merci pour ta délicatesse, merci pour ta vérité et ta droiture, merci pour ce que tu appelles « ton coté coinssos » que j’appelle sans détour de la « noblesse ». Cette noblesse de cœur qui est fruit de la prière et don de Dieu à ceux qu’il aime.

« Tu vaux mieux que moi », me disais tu un jour dans nos échanges nocturnes,… je ne sais pas… ce que je sais c’est que tu m’as appris à croire à nouveau en l’homme, en la nature humaine. Pas moins ! Le fait de confesser beaucoup, de voir les couloirs du « pouvoir » de notre mère l’Eglise… et plus simplement de ma propre vie… je t’avoue que je n’y croyais plus, grâce à toi sans que tu le veuilles sans doute, mais par pure grâce par pur don, je me sais dans un de ces virages où Dieu me rattrapes en murmurant son amour.

 

Tant de douceur de la part de quelqu’un, je ne l’avais pas connu… Tu es un « homme bien » ! Et notre rencontre est pour moi un don immense que Dieu a créé pour que passe la vie, pour que se passe la vie. Oui tout sur  il « me » fait ce don… et je le prie qu’il « te » fais aussi.

 

Les évangiles des rencontres et des paroles de Gabriel qui ont illuminés nos liturgies cette dernière semaine de l’avent ont pris chair pour moi, par toi. Comme Zacharie je me rends bien compte que je n’ai pas compris grand chose aujourd’hui de la relation d’amour qu’a Dieu pour moi, mais comme Marie c’est bien à Jésus au plus intime de moi que je suis attaché, comme Joseph j’accueille dans la confiance un projet qui me dépasse et ce dans une fidélité qu’a nouveau je désire parce que je viens de recevoir pleine et vivante  la seule fidélité, celle de Dieu. Elle s’est donnée dans notre rencontre et le sera dans la suite de notre rencontre. Magnifique est le Seigneur !

 

 

Une seule question aujourd’hui m’inquiète… c’est toi. Comment vas tu ? Comment portes tu tout cela… ? Comprends moi bien, je suis inquiet de ce que tu ressens et espère que notre rencontre ne t’aura pas peiné, déstabilisé, trop inquiété, trop épuisé… Je te demande pardon… je me suis beaucoup imposé… ne ménageant pas ta sensibilité, ta personne, tes secrets... Je me sens vraiment minable.

 

Tu me proposais ton amitié : oh oui ! Si tu peux accepter la mienne malgré tout…, malgré ma manière de m’imposer… j’en serai heureux.

 

J’aurai, je pense, longtemps de la tendresse pour toi, cela ne disparaîtra pas, mais, c’est une « tendresse priée »  c’est une tendresse fraternelle que je l’espère tu pourras accepter !

Des amis j’en ai, de bons amis j’en ai et ce tout comme toi, il ne s’agit pas de hiérarchiser l’amitié, cependant la tienne m’est importante, très importante.

 

Ne te sens pas accaparé par mes mots, ne te sens pas étouffé ou sous une éventuelle pression par ces paroles.

Avec toi je n’ai pas joué, avec toi j’ai voulu une vérité… tu m’as « percé »,… et personne n'y étais parvenu. tu dois te demander si tout cela est raisonnable ? C'est pour moi une naissance.

 

Enfin, si tu es d'accord... de temps en temps, quand nos quotidiens seront un peu lourds ou juste par amitié pour partager une joie, te proposer de te porter dans mes bras comme le premier jour d’octobre et te demander que tu me portes à ton tour dans les tiens comme jeudi dernier au moment où je partais de ton appartement et que notre amitié naissait autrement.Deux étreintes qui s’équilibrent et qui sont le geste équivalent de Dieu pour tous ceux qui s’approchent de lui. Dans ces deux étreintes nous n’étions pas deux, mais trois…  Etre soutenu, certe par Dieu... mais être soutenu physiquement j'ai découvert dans tes bras combien cela était salutaire,... je te le demande avec l'insollence d'un pauvre ! je te le demande avec la confiance d'un pauvre !

 

 

 

 

Voilà mon frère ces quelques mots qui te disent après une semaine le travail de la prière, du temps et de la tendresse. Tu n’es pas étranger à ce que ce Noël 2008 soit pour moi un temps de naissance à l’espérance… ah s’il pouvait en être de même pour toi… ! C’est le coeur de ma prière de ce jour Saint pour toi. Oui aujourd’hui, je Lui parlerai de toi !

 

Aussi et dès maintenant je me tais et lève la plume retournant au silence que nous nous sommes promis.

 

Avec mon amitié

 

Ton petit frère,


Par moi
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Lundi 19 janvier 2009
IL est là, en jean et chemise, tongs aux pieds, sorti de sa douche, les cheveux encore humides,... moi je suis en jean, chemise et mes vieilles converses aux pieds... j'entre, mon bouquet de tulipes et de bruyères à la main, un jolie mélange... je l'embrasse sur les joues, presque comme un élan d'amitié évident et tout simple. Nous sommes un peu intimidés... près de deux mois tout de meme que nousne nous sommes revus, et la fois dernière nous etions juste nus et sans nom... aujourd'hui nous en savons plus de l'un de l'autre et nos "corps" reprennent contact par ce baiser, ce regard,... c'est doux !
J'entre, donc, il me dis sa joie de me voir, je lui réponds... as tu un vase ? il en trouve un, et me le passe, je me retoruve très naturellement dans sa cuisine je mets de l'eau dans ce vase et commence à arranger le bouquet, pour l'equilibrer et le rendre "jolie". Lui est dans la piece principale de son appartement il met la table... son appartement, petit, décoré très sobrement de quelques souvenirs de voyage est agréable... même si je l'avoue un petit coup de déco ne serait pas de trop... mais je ne suis pas chez moi.
Nous prenons un petit apero, il prend soin de s'asseoir en face de moi, de l'autre coté de la table basse, sur une chaise de chef malagache... nous discutons, rions... tout simplement comme de vieux amis... nous dinons un d'un excellent diner qu'il avait préparé puis il me fait écouter une chanson qu'il aime bien... me fait entrer dans sa chambre pour me montrer... ne riez pas... le crucifix de sa grand mère... il y avait dans ce geste qui peut sembler étonnant quelque chose de si precieux pour moi, j'entrais dans son histoire en contemplant le cadeau de sa grand mère figurant aussi l'intimité d'une croyance, d'une foi qu'il avait reçu et qu'il vivait encore... regarder ce crucifix etait un moment de contemplation puissante !
Qu'attendait-il ? nous aurions pu nous allonger..., je sors de sa chambre et nous reprenons place au salon, la table basse comme frontière. nous poursuivons notre discussion... j'esperais un geste de tendresse, mais je ne le voulais pas j'en aurais été incapable... l'heure avance a une vitesse étonnante et je repars à 23h.... comme en arrivant je lui donne une bise sur la joue qu'il me rend tout simplement et nous decidons de nous revoir... le lendemain...
Par moi
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Dimanche 18 janvier 2009
Rendez vous pris pour le 17 decembre.
Je dois me rendre à Paris ce jour là pour un cours à donner, nous décidons de nous croiser le soir même...
Tout est possible, tout s'envisage... rêves, projets, illusions, espoirs confus... tout s'entr'choque... comment allais-je m'habiller ? Je viens avec un cadeau ? quoi... une fleur... une bougie acheté au bon marcher ?... Comment allait se passer cette soirée ?... les questions habituelles d'un rendez vous galant finalement ?
Le jour arrive enfin...
mon cours n'en finit pas ce jour là.. je regarde ma montre plus souvent que mes etudiants... c'est dire mon impatience... effectivement etais-je peut etre plus proche de leur préoccupations habituelles que des miennes, moi l'homme interdit et rangé...
L'heure arrive enfin je sors du metro, me dirige vers son immeuble... je sonne...
il répond...
Par moi
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Mercredi 14 janvier 2009

c'est sun répondeur aui accueille mon attente, sur son repondeur s'échouent mes espoirs... entendre sa voix, lui parler, l'avoir lui en voix et en âme via mon téléphone... ces espoirs disparaissent arrêtés par les mots de son répondeur... Quelle tristesse et quel soulagement en même temps. Je ne savais pas ce que je lui dirai, je ne savais pas comment il allait réagir... et si je l'agaçais ? et si je lui en demandait trop ? et si et si... la guerre de mes "si"...
quelque minutes passent et là c'est mon telephone qui sonne...
c'est lui !
Salut, comment va.. bien et toi ?... quelle discussion plate, quel echange sans épaisseur... on jouait au dur ? on etait vrai...? comment comprendre mon emballement, nos émotions via msn anéantis, par des platitudes ?... j'etais un peu désorienté... et ... plus amoureux que jamais...

Par moi
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Mardi 13 janvier 2009
Les vacances sont terminées, de nouveaux jours se sont succédés, et de nouveaux jours qui se succèdent, c'est une histoire qui se prolonge... Merci à ceux qui m'envoient des petits mots...

ainsi j'ouvre en ce dimanche matin mon portable et ce message non lu... "tu dois être mort de fatigue, merci pour cette conversation..." un message tout simple qui exprime quelque chose d'une amitié naissante.
Mon coeur palpite comme celui d'un collégien qui découvre ses premiers émois. Nous commençons un long échange de texto et reprenons tous les soirs de la semaine notre discussion via msn. Discussions moins longues que la première... tout de même ! 
Il s'inquiète me dit de ne surtout pas m'emballer, de ne surtout pas esperer trop de chose de cette relation où il faut malgré tout raison garder... Il s'inquiète et je le rassure, lui disant avec simplicité et serieux que ce que je désire n'est rien d'autre que de lui dire que je suis là. Il me dit "mais qu'exiges tu..." " que veux tu..." je lui dit rien d'autre que d'être là et de savoir que tu es là egalement. Je ne sais pas ce que deviendra cette relation. Et si peu "habitué" à aimer à la manière de ce que l'on voit si souvent, peut etre suis-je "out"... mais non : je n'ai aucune exigence. Il s'étonne... me dit que mon sentiment ressemble à celui que Dieu pourrait avoir pour quelqu'un... Je ne sais pas... il est en tous les cas mon sentiment. Non je n'exige rien ! Je lui dit simplement que j'ai des sentiments confus pour lui, car tout sentiment non exprimé est une sentiment qui meurt... je ne veux pas laisser mourrir l'amour, je ne veux pas en etre un meurtrier de plus... alors je dis, j'exprime, j'affirme.
Il semble retourné et moi je m'etonne de ce que je dis et exprime. Je sais que cela fera mal un jour, je sais que cela mordra mon coeur et m'arrachera des larmes... mais je me lance, je m'offre, je m'expose. Il me dit combien cela le bouleverse... il n'avait jamais été aimé... ou plutot a-t-il un mal fou a se laisser aimer...
Et moi qui ne sait pas encore si c'est de l'amour... mais qui au coeur de mon coeur sait que ce n'est pas une simple "amitié"...
15 jours passent ainsi... nous décidons de nous téléphoner... car nous avons retenu une date pour nous croiser et il faut bien nous entendre avant de nous croiser...
Je fais son numéro et...
Par moi
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