Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 20:58
le second soir arrive... et voila ce qu'il m'avait inspiré... j'ai ecrit cette lettre à Alexandre suite à cette soirée et quelques jours après...

Cher Alex

 

Le temps peu à peu fait son œuvre : une oeuvre de guérison et de maturation… tout dans l’un, tout dans l’autre.

C’est Noël ce soir, je voulais t’écrire ce que depuis quelques jours je ressens

.

Après beaucoup de larmes dans un temps de prière à la chapelle jeudi dernier, une toute petite nuit ensuite et une matinée douloureuse, j’ai repris le train pour Lyon, pour le quotidien, pour la réalité, pour la vérité de mon présent, de mes choix, de mes vœux et de mes promesses, bref de ma vie à assumer, de ma fidélité à recueillir. Mais avant cette lente paix a conquérir des questions se sont bousculées, une guerre de "si ceci, - si cela..." au passé, au présent et aux futur. La prière et le temps font leur ouvrage et mes "si" peu à peu se réconcilient et se rassemblent dans un "c'est". La quiétude ne se gagne pas en quelques jours, mais je la sens s'épanouir. alors me demanderas tu, pourquoi ces larmes, cette tristesse ? Cette question fut la mienne cette semaine, la réponse mèlent tant de réponses: un certain égoïsme "aimant être aimé", une bouffée nouvelle par ton attention, une faille profonde à assumer celle d'une solitude, une peur de demain, une confiance à renouveler, un sentiment à assumer en ne me laissant pas dominer et puis l'amoncellement de mes "si" et de mes rêves qui comme un lahar ont emporté quelques unes de mes "certitudes"... experience de la faiblesse, à présent que "Dieu soit Dieu !" à partir de ce petit cahos je sais qu'une création nouvelle est possible.

 

 

J’ai pensé, repensé à tes mots prononcé dans la nuit de ton appartement jeudi dernier : « je ne veux pas être ton amant de Paris… je ne peux assumer de te détourner de Jésus… je veux un engagement pour la vie… l’essentiel ce sont les gens pas les fantasmes… l’amitié est essentielle… » Tes mots furent, sont et demeureront des perles, des caresses… mais des caresses de feu... le feu qui purifie qui éprouve et ouvre à la Vérité.  Voilà comment avec la prière et le temps je les écoute aujourd’hui. Ces mots sont étape et transition vers le  « Doux murmure d’une brise légère » où Dieu est présent.

Merci pour ta délicatesse, merci pour ta vérité et ta droiture, merci pour ce que tu appelles « ton coté coinssos » que j’appelle sans détour de la « noblesse ». Cette noblesse de cœur qui est fruit de la prière et don de Dieu à ceux qu’il aime.

« Tu vaux mieux que moi », me disais tu un jour dans nos échanges nocturnes,… je ne sais pas… ce que je sais c’est que tu m’as appris à croire à nouveau en l’homme, en la nature humaine. Pas moins ! Le fait de confesser beaucoup, de voir les couloirs du « pouvoir » de notre mère l’Eglise… et plus simplement de ma propre vie… je t’avoue que je n’y croyais plus, grâce à toi sans que tu le veuilles sans doute, mais par pure grâce par pur don, je me sais dans un de ces virages où Dieu me rattrapes en murmurant son amour.

 

Tant de douceur de la part de quelqu’un, je ne l’avais pas connu… Tu es un « homme bien » ! Et notre rencontre est pour moi un don immense que Dieu a créé pour que passe la vie, pour que se passe la vie. Oui tout sur  il « me » fait ce don… et je le prie qu’il « te » fais aussi.

 

Les évangiles des rencontres et des paroles de Gabriel qui ont illuminés nos liturgies cette dernière semaine de l’avent ont pris chair pour moi, par toi. Comme Zacharie je me rends bien compte que je n’ai pas compris grand chose aujourd’hui de la relation d’amour qu’a Dieu pour moi, mais comme Marie c’est bien à Jésus au plus intime de moi que je suis attaché, comme Joseph j’accueille dans la confiance un projet qui me dépasse et ce dans une fidélité qu’a nouveau je désire parce que je viens de recevoir pleine et vivante  la seule fidélité, celle de Dieu. Elle s’est donnée dans notre rencontre et le sera dans la suite de notre rencontre. Magnifique est le Seigneur !

 

 

Une seule question aujourd’hui m’inquiète… c’est toi. Comment vas tu ? Comment portes tu tout cela… ? Comprends moi bien, je suis inquiet de ce que tu ressens et espère que notre rencontre ne t’aura pas peiné, déstabilisé, trop inquiété, trop épuisé… Je te demande pardon… je me suis beaucoup imposé… ne ménageant pas ta sensibilité, ta personne, tes secrets... Je me sens vraiment minable.

 

Tu me proposais ton amitié : oh oui ! Si tu peux accepter la mienne malgré tout…, malgré ma manière de m’imposer… j’en serai heureux.

 

J’aurai, je pense, longtemps de la tendresse pour toi, cela ne disparaîtra pas, mais, c’est une « tendresse priée »  c’est une tendresse fraternelle que je l’espère tu pourras accepter !

Des amis j’en ai, de bons amis j’en ai et ce tout comme toi, il ne s’agit pas de hiérarchiser l’amitié, cependant la tienne m’est importante, très importante.

 

Ne te sens pas accaparé par mes mots, ne te sens pas étouffé ou sous une éventuelle pression par ces paroles.

Avec toi je n’ai pas joué, avec toi j’ai voulu une vérité… tu m’as « percé »,… et personne n'y étais parvenu. tu dois te demander si tout cela est raisonnable ? C'est pour moi une naissance.

 

Enfin, si tu es d'accord... de temps en temps, quand nos quotidiens seront un peu lourds ou juste par amitié pour partager une joie, te proposer de te porter dans mes bras comme le premier jour d’octobre et te demander que tu me portes à ton tour dans les tiens comme jeudi dernier au moment où je partais de ton appartement et que notre amitié naissait autrement.Deux étreintes qui s’équilibrent et qui sont le geste équivalent de Dieu pour tous ceux qui s’approchent de lui. Dans ces deux étreintes nous n’étions pas deux, mais trois…  Etre soutenu, certe par Dieu... mais être soutenu physiquement j'ai découvert dans tes bras combien cela était salutaire,... je te le demande avec l'insollence d'un pauvre ! je te le demande avec la confiance d'un pauvre !

 

 

 

 

Voilà mon frère ces quelques mots qui te disent après une semaine le travail de la prière, du temps et de la tendresse. Tu n’es pas étranger à ce que ce Noël 2008 soit pour moi un temps de naissance à l’espérance… ah s’il pouvait en être de même pour toi… ! C’est le coeur de ma prière de ce jour Saint pour toi. Oui aujourd’hui, je Lui parlerai de toi !

 

Aussi et dès maintenant je me tais et lève la plume retournant au silence que nous nous sommes promis.

 

Avec mon amitié

 

Ton petit frère,


Par moi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

  • : Cette vie là
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus